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Journée internationale des droits des femmes

DP Journée internationale des droits des femmesLe 8 mars est le jour de la journée de la femme, en France c’est en 1982 que le gouvernement de Pierre Mauroy a instauré le caractère officiel de la célébration de la journée des droits de la femme en ce jour. À cette occasion des évènements ont été organisés partout en France :

En Polynésie française, elles étaient plus de 4 000 à participer à une course à pied, La Tahitienne, en faveur de la lutte contre les cancers. La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, a organisé une journée sur le thème : droits, préjugés, espoirs et utopies (réalistes). Des stands de massages, d’huiles essentielles, ou encore sur l’alimentation ont été installés.

  • En 2013, 30,6% des femmes occupaient un emploi à temps partiel alors que seulement 7,2% des hommes étaient concernés. Elles ne sont que 28% de femmes à créer des sociétés dans le domaine de l’innovation, en France, en 2010.
  • Alors que les femmes représentent 61% des membres de la fonction publique en France en 2012, seulement 32,05% de celles-ci occupent un emploi de direction.
  • Les fédérations sportives ont distribué en 2013 en France, 3 951 866 licences, seules 36,8% de ces licences sont féminines, soit 1 556 541 licences au total.

Si la condition de la femme du 21e siècle à considérablement évoluée ces chiffres prouvent qu’il reste encore un long chemin à parcourir.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, a présenté un état des lieux et annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le domaine éducatif et universitaire : 

Najat-Vallaud-BelkacemVedito_377900.96Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.
Comme chaque année, le 8 mars est l’occasion de rappeler et d’illustrer l’engagement et la mobilisation du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour les droits des femmes et la politique de l’égalité entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes.
Cette mobilisation pour l’égalité est évidemment encore et toujours nécessaire : les inégalités, les préjugés ou les violences faites aux femmes qui perdurent dans notre société n’épargnent pas l’école. En dépit des progrès accomplis, beaucoup reste à faire et les dernières analyses de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, publiées à l’occasion de ce 8 mars 2015, illustrent notamment la persistance de parcours très différenciés entre filles et garçons et le paradoxe d’une réussite scolaire des filles qui ne se traduit pas dans l’insertion dans l’emploi.
Nos concitoyens attendent à bon droit beaucoup du système éducatif pour qu’il garantisse l’égalité des droits pour les filles et les garçons, qu’il offre à chaque élève, fille ou garçon, les mêmes chances de réussir à l’école et à l’université, dans toutes les filières, mais aussi dans son insertion professionnelle, qu’il enseigne aux élèves une culture du respect mutuel propre à faire diminuer les comportements sexistes et les violences sexuelles qui perdurent malheureusement y compris parfois au sein même de nos établissements. La réponse à ces enjeux passe par la mobilisation de l’ensemble des acteurs du système éducatif, mais aussi de la recherche qui seule peut éclairer notre compréhension des phénomènes individuels et sociaux en jeu.
D’ailleurs, pour ce 8 mars, la communauté éducative dans son ensemble, de l’école primaire à l’université, est en action. Dans les académies, de nombreuses manifestations sont organisées qui s’inscrivent dans la mobilisation initiée par le plan pour l’égalité filles-garçons à l’école et la circulaire du 20 janvier 2015. Dans les universités et les grandes écoles, de nombreuses activités de recherche, débats et conférences sont organisés tant à l’occasion de cette journée que tout au long de l’année.
Cette mobilisation collective n’est évidemment pas l’affaire d’une seule journée : c’est pourquoi le ministère publie pour le 8 mars sa feuille de route 2015-2016 pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle engage le ministère pour l’ensemble de son action y compris pour l’action conduite envers les personnels du ministère.
À cette mobilisation de l’école pour l’égalité doit aussi répondre de véritables évolutions dans l’ensemble de la société. C’est le sens de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dont le ministère assure la mise en oeuvre dans son champ de compétences.

C’est aussi une nouvelle opportunité qu’ouvre la réserve citoyenne de l’Éducation nationale qui se met en place à la suite de la Grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République : cette réserve offre un cadre novateur à celles et ceux qui voudront, aux côtés des enseignants, faire vivre les valeurs de la Républiqueet en particulier l’égalité entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes.

Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de l’Éducation nationale,
de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche