Information de dernière minute :
  • Le vice-rectorat sera exceptionnellement fermé au public durant toute la journée du vendredi 21 septembre 2018

dde

Votre enfant peut aussi être aidé par trois dispositifs largement développés en Polynésie française

L’accompagnement personnalisé

En Polynésie française, l’accompagnement personnalisé s’est développé tant au collège qu’au lycée

Si la circulaire nationale n° 2010-013 du 29-1-2010 instaure graduellement l’accompagnement personnalisé au lycée d’enseignement général et technologique, parallèlement, les élèves de baccalauréat professionnel bénéficient également d’un accompagnement personnalisé inclus dans leur emploi du temps, dans le cadre de la nouvelle voie professionnelle.
En Polynésie française, la circulaire de rentrée 2012-2013 dispose que la mise en place de la réforme des lycées devra valoriser l’accompagnement personnalisé (stages de remise à niveau, tutorat, orientation active) et les enseignements d’exploration.

Pourquoi l’accompagnement personnalisé en classe de sixième ?

L’accompagnement personnalisé en classe de sixième permet de renforcer l’accueil et le suivi des élèves de sixième ainsi que la liaison entre l’école primaire et le collège. Tous les élèves de sixième doivent bénéficier d’un accompagnement personnalisé de deux heures hebdomadaires pour prendre en charge leurs difficultés ou pour approfondir leurs connaissances et compétences. Sa mise en œuvre participe à la différenciation pédagogique proposée par les enseignants et permet d’optimiser les situations d’apprentissage pour chaque élève.

Principes généraux Domaines d'activités prioritaires Mise en oeuvre

Pourquoi l’accompagnement personnalisé pour tous les élèves de la seconde à la terminale ?

Ce dispositif permet une réponse diversifiée aux besoins des élèves, c’est pourquoi il concerne tous les lycéens des voies générale et technologique, mais aussi les lycées professionnels. Il les aide à s’adapter au lycée et à se préparer à l’enseignement supérieur.
L’accompagnement personnalisé est intégré à l’horaire des élèves. Il se déroule sur 72 heures annuelles, soit 2 heures par semaine en moyenne. C’est un temps d’enseignement distinct des heures de cours traditionnelles.
En lycée professionnel, ce sont 210 heures à répartir sur les 84 semaines du cycle de trois ans. Les enseignants des lycées professionnels assurent cet accompagnement.
Les équipes pédagogiques proposent ses modalités d’organisation au conseil pédagogique, puis le chef d’établissement les soumet à l’approbation du conseil d’établissement en Polynésie française.

Quelles activités inclut-il ? L'accompagnement personnalisé se situe à chaque niveau Les modalités d’organisation de cet accompagnement sont laissées à l’initiative des équipes pédagogiques, de manière à leur permettre de répondre aux besoins des élèves de manière étroite et avec la souplesse nécessaire. Les enseignants de toutes les disciplines ont vocation à participer à ce dispositif.

Les équipes pédagogiques proposent les modalités d’organisation de l’accompagnement au conseil pédagogique, puis le chef d’établissement les soumet à l’approbation du conseil d’établissement.

Au sein de l’établissement, l’accompagnement est construit en articulation avec le tutorat, les stages de remise à niveau et les stages passerelles, afin de favoriser une personnalisation du parcours de chaque élève.

Le Programme Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE)

En Polynésie française, le Programme Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE) s’est lui aussi développé tant dans le primaire que dans le secondaire.
Le PPRE est introduit dans le système éducatif national par la Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 – article 16.
« A tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle, le directeur d’école ou le chef d’établissement propose aux parents ou au responsable légal de l’élève de mettre conjointement en place un programme personnalisé de réussite éducative. »

En Polynésie française, la Charte de l’éducation, introduite par la Loi du Pays n°2011-22 du 29 août 2011, dispose que si pour certains élèves, une remédiation sous la forme d’une aide par différenciation pédagogique en classe peut suffir, pour ceux qui ont plus de difficulté, les écoles et collèges ont obligation de prévoir des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE).
En fin de cycle 2 et au cycle 3, ils privilégient la question essentielle de la lecture ; en 6ème, au regard des résultats de l’école, ils mettent l’accent, sans s’y limiter, sur les mathématiques et la maîtrise de la langue orale et écrite ; ils sont prolongeables en 5ème, voire après. Dans chaque secteur de recrutement d’un collège, un coordonnateur pour le 1er degré et un pour le 2nd degré sont chargés d’aider les équipes pédagogiques à élaborer, mettre en œuvre et évaluer les PPRE.

Qu'est-ce que le PPRE ? Qui peut bénéficier du PPRE ? Quels sont les objectifs à atteindre ? Qui met en œuvre le PPRE ? Comment cela se passe-t-il en classe ? Comment est évalué le dispositif ? Comment les familles sont-elles informées ?

Les classes et ateliers relais

Pourquoi des classes et ateliers relais ?

Ces dispositifs permettent un accueil temporaire adapté des collégiens en risque de marginalisation scolaire et ont pour objectif de favoriser la rescolarisation et la resocialisation de ces élèves.

Les dispositifs relais (classes et ateliers) accueillent des élèves de collège, éventuellement de lycée, entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire qui peut se traduire par des manquements graves et répétés au règlement intérieur, un absentéisme chronique non justifié, une démotivation profonde dans les apprentissages, voire une déscolarisation. Tout élève fréquentant un dispositif relais a bénéficié au préalable de toutes les mesures d’aide et de soutien prévues au collège et reste sous statut scolaire.

Ces dispositifs ont su montrer, grâce à leur souplesse, leur utilité dans la lutte contre le décrochage scolaire. A la sortie du dispositif relais, 82 % des élèves retournent en collège, 3% en LP, 8% en CJA et CETAD pour 1% des élèves, il n’a pas été trouvé de solutions. Pour 6% des élèves, l’information n’a pas été communiquée.

Quels sont les points forts ?

  • un encadrement renforcé (enseignants et éducateurs, personnels associatifs),
  • un accueil temporaire pour un groupe réduit d’élèves,
  • un partenariat entre l’Éducation nationale, la Protection judiciaire de la jeunesse, les collectivités territoriales, des associations agréées complémentaires de l’enseignement public et des fondations reconnues d’utilité publique…

Afin d’apporter une aide aux équipes engagées dans ces dispositifs, des outils pédagogiques sont proposés. Élaborés par des groupes de travail nationaux associant enseignants de terrain, personnels éducatifs et inspecteurs généraux de l’Éducation nationale, ces outils, disciplinaires ou transdisciplinaires, ont pour objectif de favoriser le réinvestissement dans les apprentissages et la socialisation des élèves.

Les élèves en voie de marginalisation, qui risquent de sortir sans qualification du système scolaire, peuvent être temporairement dirigés vers des dispositifs relais où ils seront aidés à reprendre pied. Ils rejoindront ensuite le système scolaire ordinaire.

Quel est le profil des élèves concernés ? Quels sont les objectifs ? Quel projet pédagogique et éducatif ?

La démarche spécifique mise en œuvre en partenariat au sein du dispositif relais fait partie du projet de l’établissement de rattachement.

Le projet pédagogique et éducatif du dispositif relais est élaboré conjointement entre les divers partenaires pédagogiques, éducatifs, sociaux et de santé.

Le séjour en dispositif relais est l’occasion pour les parents de renouer des contacts réguliers et confiants avec la communauté éducative.

Quels sont les dispositifs dont peut bénéficier l’élève ?

Il existe deux types de dispositifs relais en fonction de sa situation : l’élève peut être admis en classes relais ou en ateliers relais
Ces deux dispositifs, qui ont les mêmes objectifs, se différencient par le partenariat et la durée du séjour.

  • Les classes relais reposent sur une coopération avec le ministère de la Justice (PJJ).
  • Les ateliers relais font appel à des associations agréées complémentaires de l’enseignement public ou à des fondations reconnues d’utilité publique.

Les deux dispositifs s’appuient sur un partenariat avec les collectivités territoriales (communes).
Quelles sont les modalités d’admission et de sortie ?

Quelle implantation ? Quelle équipe professionnelle ?

Quelques chiffres nationaux

78 %des élèves accueillis sont des garçons issus principalement des classes de 5e et 4e âgés de 13 à 15 ans avec des retards scolaires de l’ordre de 1 an

A la sortie du dispositif relais :

  • 82 % des élèves sont scolarisés au collège
  • 14 % se voient proposer une autre orientation