Deux dispositifs spécifiques à la Polynésie française : les CJA et les CETAD

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Centre de jeunes adolescents (CJA)

Ils visent par leur implantation, leur conception et la formation qui y est dispensée, à permettre à l’adolescent d’une part de s’insérer plus facilement dans la vie active, d’autre part de se valoriser dans son propre environnement naturel et humain.

Créés par une délibération de l’Assemblée territoriale en 1981, ils sont en cours d’évolution, suite à une délibération prise en octobre 2000, pour s’inscrire dans la dynamique de la rénovation de la voie professionnelle.

Ces établissements ont pour mission :

  • de permettre à des élèves en difficulté scolaire en fin de primaire, de poursuivre des études au moins jusqu’au terme de la scolarité obligatoire (16 ans) ;
  • de doter chacun d’eux d’une formation professionnelle polyvalente alliant théorie et pratique (50% du temps étant consacrée à la pratique en ateliers) dans des domaines liés au développement de la Polynésie française (agriculture, artisanat, tourisme, activités de la mer, bâtiment…) ;
  • de favoriser la scolarisation des adolescents et leur éducation à la citoyenneté notamment à travers un fonctionnement coopératif des centres ;

La formation en CJA

L’élève peut entrer en CJA à partir de 12 ans, et sa scolarité peut se dérouler sur 4 ou 5 années. L’ensemble de la formation est assuré par des équipes d’enseignants expérimentés et/ou spécialisés, et attentifs aux besoins des adolescents. Elle s’appuie sur une organisation coopérative qui permet aux adolescents de jouer un rôle décisif dans leur projet personnel de formation. Cet esprit renforce la cohésion et la solidarité du groupe et offre au delà des apprentissages professionnels un contexte d’ouverture sur le monde du travail, et une véritable formation citoyenne.

En fonction des CJA, des domaines d’activités et de productions peuvent être proposés aux élèves, en l’occurrence :

  • Activités et productions du bois
  • Activités du tourisme et de l’artisanat
  • Activités et production de la terre
  • Activités et productions du bâtiment et de l’industrie
  • Activités et productions de la mer

Le cursus en CJA permet aux élèves de préparer :

1. Le Certificat de Formation Générale (CFG) :

Les élèves âgés de 16 ans, scolarisés en CJA seront amenés à passer le CFG. Ce diplôme général caractérise le premier niveau de reconnaissance d’études au plan national.

Pour ces élèves, le certificat de formation générale peut constituer un élément de motivation en vue d’une poursuite d’études ; il n’est pas un pré requis pour l’admission en lycée professionnel. Il représente une première étape vers une formation qualifiante sanctionnée par le certificat d’aptitude professionnelle (CAP), ou le certificat d’aptitude professionnelle au développement (CAPD).

2. Le Certificat d’Aptitude Professionnelle au Développement (CAPD)

Le référentiel de compétences pris en compte pour le CAPD délivré en Centre d’Enseignement aux Technologies Appropriées aux Développement (CETAD) est en de nombreux points semblable à celui utilisé au CJA pour préparer actuellement le Certificat de Formation des Jeunes Adolescents (CFJA). On y retrouve les mêmes champs disciplinaires (à l’exception de l’anglais enseigné en CETAD et de quelques éléments du programme de sciences physiques et chimiques).

Le programme de formation en CJA intègre la totalité des contenus dispensés pour l’obtention du CAPD. L’objectif visé est la poursuite d’étude, notamment par une orientation en CETAD pour un CAPD, ou la préparation au CAP et l’obtention d’un Bac Pro en lycée professionnel pour les élèves dont le niveau atteint est compatible.

3. Le Certificat de Formation des Jeunes Adolescents (CFJA)

Le CFJA est un diplôme conçu et délivré par la Polynésie française, pour les élèves les moins en capacité d’envisager un cursus post-CJA en CAPD, CAP ou Bac Pro. Il confirme des compétences en enseignement général et en enseignement professionnel, et est délivré en dernière année de CJA. Il permet aux élèves de s’insérer dans le monde du travail grâce à une attestation de qualification délivrée par la direction de l’enseignement primaire (DEP).

4. Le Diplôme National du Brevet professionnel (DNB)

Le DNB comporte trois séries : collège, technologique et professionnelle. Les élèves de quatrième année, en fonctions de leurs capacités, sont présentés au DNB série professionnelle, en concertation avec la direction des enseignements secondaires.

Pour toute information complémentaire, les Centres de Jeunes Adolescents sont rattachés à la circonscription n° 2, basée au Centre de formation (ex Ecole Normale) de Pirae, B.P. : 5362 – 98 716 Pirae.

Tel : 46 27 07 Fax : 46 27 52 mél : cir2@dep.pf web : http://www.cja-polynesie.pf

Petit lexique des sigles utiles

LP (A)
Lycée Professionnel (agricole)

CM 2
Cours Moyen 2ème année

MC
Mention Complémentaire

FCIL
Formation Complémentaire d’Initiative Locale

SP
Section Professionnelle

CFG
Certificat de Formation Générale (niveau VI)

DNB
Diplôme National du Brevet (série pro)

CMA
Centre des Métiers d’Art

FEP
Fin d’Etudes Primaires

CEPE
Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires

EFAM
Ecole de Formation et d’Apprentissage Maritime

CAPD
Certificat d’Aptitude Professionnelle au Développement

CFPMA
Certificat de Formation Professionnelle aux métiers de l’artisanat d’art traditionnel polynésien

Centre d’éducation aux technologies appropriées au développement (CETAD)

Créés en 1980, les Centres d’Education aux technologies Appropriées au Développement ou C.E.T.A.D. restent encore aujourd’hui des structures éducatives expérimentales.

En juillet 2011 a été votée à l’unanimité des représentants de l’Assemblée de la Polynésie française la Charte de l’éducation. L’éducation devient alors la priorité de la Polynésie française. Elle a pour finalité d’élever l’enfant pour qu’il devienne une personne responsable et respectueuse d’elle-même, des autres et de l’environnement. La Polynésie française fait donc de son système éducatif l’instrument qui garantit à sa société sa cohésion sociale, son bien-être et son développement durable, dans le respect de son identité, de ses langues, de sa culture et de son Histoire.

La Charte de l’éducation ainsi réactualisée dispose que pour assurer à tous une qualification de base, il convient de lutter contre le décrochage scolaire et de mettre en place des dispositifs diversifiés permettant à tous les élèves d’atteindre au moins une certification de niveau 5 (page 8).

C’est pourquoi, les CETAD sont actuellement en cours de rénovation, de manière à faciliter des passerelles au cours de la scolarité ou à la sortie du CETAD.

En Polynésie française, l’intégration de petites structures de formation professionnelle dans la plupart des collèges des îles éloignées correspond à une réalité géographique, économique et culturelle. Elle ne vise pas à éclater un lycée professionnel monolithique sur plusieurs sites mais à donner à chaque archipel un foyer de développement original, approprié à ses besoins et à son identité.

L’expérimentation tient compte des données suivantes :

  • géographiques (îles très dispersées).
  • politiques (volonté de maintien ou de retour des populations dans les îles par la mise en valeur des richesses naturelles),
  • sociales (volonté de ne pas couper trop tôt les enfants de leurs racines pour qu’ils aient envie de revenir et contribuer ainsi au développement des archipels éloignés),
Où sont localisés les CETAD et quelle est la date de leur implantation ? Quel est leur mode de fonctionnement ?
Les enseignants Quelles missions à l’origine ?

La charte de l’éducation en Polynésie française (1992)

Depuis 1992, la scolarité est rendue obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Pour travailler à la réussite éducative de tous, il a été demandé aux CETAD, tout en conservant leur spécificité légitime, d’aider les jeunes le plus en difficulté au collège à bénéficier d’un savoir minimum (le DNB) et d’un niveau minimum V professionnel (CAP – CAPD – BEPAD en projet). Des passerelles sont en cours d’aménagement pour conduire à une éducation de qualité également utile au développement et reconnue par l’ensemble de la communauté.

Le Certificat de Formation Générale est proposé aux élèves ayant connu un cycle primaire difficile.

Les élèves reçoivent ainsi, une formation générale et une formation professionnelle adaptée à l’environnement.

La Charte de l’éducation a été réactualisée en 2011. Depuis, les programmes du primaire et du secondaire, ainsi que ceux du CETAD doivent intégrer les exigences du socle commun de connaissances et de compétences qui doit être acquis par chaque élève au terme de sa scolarité obligatoire (page 8).